Voyages

 

 

Voyage en EGYPTE

 

Du 31 Octobre

 

au 13 Novembre 2018

 

Suivez les 12ème Jour - 11ème Jour - 10ème Jour - 9ème Jour - 8ème Jour - 7ème Jour - 6ème Jour - 5ème Jour - 4ème Jour - 3ème Jour - 2ème Jour et 1er Jour du voyage.


 

12ème Jour.

 

Départ très tôt pour l'aéroport d'Assouan où nous allons nous envoler pour le Caire.

 

Cette dernière journée sera consacrée à la visite de l'ancien Musée, situé Place Tahrir (le nouveau grand musée n'étant toujours pas ouvert). Le Musée actuel fut construit en 1900 dans une style néo-classique par un architecte Français : Marcel DOURGNON. Il abrite la plus vaste, le plus riche et la plus complète collection d'antiquités pharaoniques au monde.

 

Cette année, les photos sont autorisées. Nous en avons choisi quelques-unes, notamment du Trésor de Toutankhamon.

 

 

Quant au Musée initial, il a été crée à Boulaq en 1858 par l'archéologue Français Auguste MARIETTE (1821 – 1881). Il en a été le premier conservateur.

 

Auguste MARIETTE-Bey est considéré, avec J. François CHAMPOLLION, comme l'un des fondateurs de l'Egyptologie moderne.

 

Sa statue en bronze et son tombeau dominent le Jardin du Musée.

 

Nous ne pouvions pas repartir sans lui rendre hommage.

 

C'est donc à ses pieds que nous nous rassemblons pour une dernière photo.

 

 

C'est avec la visite de ce musée que s'achève ce superbe séjour en Egypte.

 

 

 

 

 

 

 

Conclusion.

 

 

 

Vous avez été nombreux à suivre ce récit de voyage. Nous vous en remercions vivement.

 

Nous espérons que vous avez pris beaucoup de plaisir à découvrir tous ces sites magnifiques que nous avons visités. De notre côté, nous avons été très heureux de partager avec vous tous ce superbe voyage. Peut-être aurez-vous, vous aussi, envie de partir (ou de repartir) en Egypte et de faire connaissance avec les Egyptiens qui sont d'une grande gentillesse. N'hésitez pas. Allez-y ! Les Egyptiens vous attendent ! Ils seront heureux de vous accueillir.

 

L'Egypte a grand besoin du tourisme.

 


 

11ème Jour.

 

 

 

Départ à 7 heures. Une longue route à travers le désert nous attend avant d'atteindre Abou Simbel.

 

Un arrêt s'est imposé en cours de route pour le changement d'une roue suite à une crevaison. Nous en avons profité pour nous rafraîchir et aussi et surtout pour admirer un « mirage » au milieu du désert. Ce fut un instant magique !

 

 

Enfin, nous arrivons enfin à Abou Simbel.

 

Lorsqu'il se rend en Nubie (en 1828 – 1829), J. François CHAMPOLLION est ébloui par la beauté du site. « Le Grand Temple d'IBSAMBOUL » (son nom antique) vaut à lui seul le voyage en Nubie : c'est une merveille qui serait une fort belle chose même à Thèbes ».... (extrait de son journal de voyage).

 

Ramses II lance la construction de ces sanctuaires dès le début de son règne. La façade du 1er temple de 33 mètres de hauteur, précédée d'une cour, puis d'une terrasse, domine le fleuve. Quatre statues colossales hautes de 20 mètres représentent Ramses II assis sur un trône regardent en direction du soleil levant.

 

 

A l'intérieur du temple, on découvre une première salle avec 8 piliers osiriaques, puis une 2ème salle également à piliers et une salle transversale. Les 8 chambres latérales servaient de magasins, de trésors et de réserves pour les objets précieux et les instruments de culte.

 

 

Au fond, le sanctuaire où sont assises 4 statues devant le mur du fond.

 

De gauche à droite :

  • Ptah,

  • Amon-Rê,

  • Ramses II,

  • Rê-Horakthy (Horus).

Ces statues sont disposées de telle manière que toutes, à l'exception de Ptah, qui est un Dieu Chtonien, recevaient directement la lumière du soleil lors des solstices.

 

 

Tout près, également face au Nil, Ramses II a fait creuser un second sanctuaire plus petit, dédié à la Déesse Hathor et à sa Grand Epouse Royale : Nefertari.

 

Sur la façade, 6 statues colossales sont disposées debout dans des niches, de telle sorte que de chaque côté de l'entrée du temple, une figure de la reine soit encadrée par deux figures du Roi.

 

 

A l'intérieur, une grande salle hypostyle divisée en 3 nefs par 6 piliers. Tous les murs sont décorés de reliefs représentant le couple royal faisant des offrandes et accomplissant le culte devant les divinités : Isis et Hathor, ainsi qu'un relief de l'intronisation de la Reine.

 

 

Une dernière photo avant de reprendre la route.

 


 

10ème Jour.

 

 

 

Départ en bateau pour le site de Kalabasha situé en Nubie sur le Lac Nasser à quelques centaines de mètres du barrage d'Assouan.

 

 

Les temples de Kalabsha ont été déplacés suite à la construction du Haut Barrage. Le premier que nous visitons est dédié au Dieu Nubien Mandoulis qui est représenté sous la forme d'un oiseau à tête humaine coiffée d'une couronne semblable à celle des Ptolémée.

 

 

Une longue allée nous conduit à un grand pylône avant de pénétrer dans une cour, puis dans la salle hypostyle ouverte, le plafond ayant disparu. Cette salle hypostyle était composée de 12 colonnes. 8 seulement ont résisté et restent fièrement dressées.

 

 

Sur les murs se succèdent les représentations de Mandoulis, d'Isis couronnée des cornes de la Déesse Hathor, de Rê, puis d'Osiris, leur fils Horus coiffé du pschent et de Nephtys.

 

 

Non loin, se dresse le petit kiosque de Kertasi très endommagé, puisqu'il ne reste que quatre colonnes surmontées de chapiteaux hathoriques.

 

 

Un chemin conduit ensuite au spéos de Beit el-Wali. Il s'agit d'un petit temple creusé dans la montagne remontant au règne de Ramses II dédié à Amon-Rê.

 

 

Après cette visite, nous reprenons le bateau jusqu'à Assouan où le chauffeur du car nous attend pour nous conduire aux carrières situées à quelques kilomètres au Sud. Ces carrières fournissaient le granit rose destiné aux obélisques, et aussi les blocs de pierre pour la construction des pyramides, des statues et colosses royaux. C'est dans une carrière de granite rose que repose l'obélisque inachevé, abandonné à la suite d'une fissure dans la roche. Long de près de 42 mètres, il est taillé sur 3 faces. Son poids est estimé à 1200 tonnes environ.

 

 

Il est temps maintenant d'aller nous restaurer.

 

 

Nous embarquons ensuite sur un bateau pour une longue ballade sur le Nil au milieu de paysages superbes !

 

 

Retour à l'hôtel où malheureusement Mourad est obligé de nous quitter. Il nous manquera beaucoup jusqu'à la fin de notre séjour.

 

 

 

Mais, la journée n'est pas terminée. Sur les conseils de Mourad, nous allons visiter le Musée de la Nubie qui possède une très belle collection sur l'histoire et la civilisation de cette région qui constitue une zone intermédiaire entre le Nord de la Vallée, l'Egypte, et le Sud, le Soudan.

 


 

9ème Jour.

 

 

 

Ce matin, départ à 6 Heures pour un long trajet vers le Sud.

 

Après plus de 3 heures de route, nous embarquons sur un bateau afin d'accéder aux Carrières du Gebel Silsileh sur la rive Ouest du Nil.

 

Ce site commença à être exploité dès le Nouvel Empire comme carrière de grès. Il devint la source la plus importante de ce matériau en Egypte pour son excellente qualité. De plus, il était facile à transporter grâce à la proximité avec le Nil. C'est le point où le fleuve est le plus étroit.

 

Les paysages son superbes !

 

 

De nombreux rois et notables du Nouvel Empire ont laissé leur marque, sous forme de stèles, de sanctuaires ou de cénotaphes, mais le spéos d'Horemheb est le plus intéressant. Ce temple rupestre a été creusé dans la colline face au soleil levant et à proximité du bord. A l'intérieur, les murs du spéos sont recouverts de plusieurs Dieux et Déesses.

 

 

Nous reprenons la route jusqu'au Temple de Kom Ombo.

 

L'édifice, en partie effondré, remonte à l'époque Gréco-Romaine, le plus ancien roi figuré sur les reliefs étant Ptolémée VI.

 

 

Situé sur la rive orientale du Nil, ce sanctuaire bénéficie d'une situation exceptionnelle puisqu'il donne directement sur le fleuve et domine une superbe palmeraie. Il est consacré à deux triades divines : La partie gauche est réservée au Dieu Faucon Haroéris (« Horus l'Ancien »), à la Déesse Tasentnefret (la « Bonne Soeur ») et au Dieu fils Panebtaoui (le « Maître des Deux Terres ». La partie droite est quant elle consacrée au Dieu crocodile Sobek, à la Déesse Hathor et au Dieu fils Khonsou.

 

Mais, hormis le « saint des saints », situé au fond du temple et composé de deux pièces séparées, l'édifice n'est pas fragmenté en deux. La cour, les deux salles hypostyles et les trois vestibules constituent des parties communes.

 

 

Sur l'un des murs d'enceinte en grès, on peut voir un relief présentant des instruments médicaux et chirurgicaux disposés sur plusieurs registres.

 

 

Mais, le temps passe vite. Nous avons hâte d'arriver à Assouan pour nous restaurer et nous détendre un peu.

 

 

Nous terminons la journée par la visite du Temple d'Isis à Philae, surnommé « la perle de l'Egypte ».

 

 

La construction du Temple de Philae débuta sous le règle de Nectanebo 1er (XXXème dynastie), dernier roi de l'époque pharaonique.

 

C'est plus tard, sous la domination grecque, que la majorité des édifices seront ajoutés, avec notamment le grand temple d'Isis. Il sera terminé par les romains avec l'ajout du kiosque de Trajan.

 

Ce temple fut ensuite transformé par les coptes en église qui sera active jusqu'au XIIIème siècle.

 

C'est dans les années 1970 qu'une opération d'envergure fut entreprise par le Gouvernement Egyptien et l'Unesco pour sauver Philae des eaux du 1er barrage d'Assouan. L'ensemble des monuments fut démantelé et transporté sur l'île voisine d'Agilkia. Celle-ci fut transformée pour ressembler à l'île de Philae d'origine, toute proche.

 

 

Nous profitons d'un magnifique coucher de soleil avant de quitter Philae.

 


 

8ème Jour.

 

 

 

Situé à 65 Kms au Nord de Louxor, le Temple de Denderah est dédié à la Déesse Hathor, notre destination ce matin.

 

 

Denderah fut occupé dès l'Ancien Empire. Mais le site que l'on visite aujourd'hui fut commencé sous Ptolémée XII en 54 av. J.C. Il est composé d'une cour, d'une salle hypostyle et d'un « saint des saints » entouré de salles annexes.

 

 

Une représentation de Nout, la voûte céleste, orne les plafonds de la salle hypostyle. Son corps s'étend d'un bout à l'autre de la salle. Le soir, Rê, le Dieu solaire, est avalé par la Déesse pour éclairer les régions souterraines durant les 12 heures de la nuit. Le matin, il est remis au monde régénéré.

 

Sont aussi représentés les régions célestes, les décans et les constellations.

 

L'original du Zodiaque de Denderah, découvert lors de l'expédition d'Egypte, est exposé au Louvre.

 

 

Lorsque l'on atteint les parties les plus sacrées du temple, on est surpris par la présence de petits couloirs étroits qui donnent accès à des cryptes où l'on peut voir des scènes assez énigmatiques : la représentation d'une gangue surgissant d'une fleur de lotus avec un serpent (le Dieu Harsomthous), symbole de fécondité, soutenus par un pilier Djed et des Génies Héhé. Ils aident à la création du monde ou l'aube à sortir du néant.

 

 

A côté de la salle de l'offrande, un escalier conduit à la terrasse dont l'angle est occupé par un petit kiosque qui commémore l'"Union au Disque". Au cours de cette cérémonie qui a lieu une fois par an, on dévoile la statue divine au soleil levant afin de la régénérer.

 

 

A l'extérieur du temple, on peut voir une représentation de la reine Cléopâtre VII accompagnée de son fils Césarion.

 

 

Un dernière photo avant de quitter Denderah.

 

 

Retour à Louxor où nous allons pouvoir nous restaurer et aussi prendre un peu de repos avant notre dernière visite : le Temple de Louxor.

 

Cet édifice est superbe de nuit ! Il fut commencé par Aménophis III, agrandi par Thouthmosis III et achevé par Ramses II.

 

Le temple de Louxor, dédié à la triade de divinités de Thèbes, Amon, Mout et Khonsou, était relié à celui de Karnak par une allée bordée de sphinx. Cette allée n'est toujours pas visible dans son intégralité, mais des travaux de mise à jour se poursuivent.

 

 

L'entrée monumentale du temple est composée d'un haut pylône, entouré de deux colosses de Ramses II assis, un autre debout, et bien sûr d'un obélisque à gauche. Celui de droite a été érigé sur la place de la Concorde.

 

 

Après avoir franchi cette entrée monumentale, on pénètre dans la cour de Ramses II. On peut voir deux statues colossales du roi assis sur son trône. Sur le socle qui soutient l'une d'entre elles, un sema-taouy (réunion des deux terres) est représenté.

 

 

Dans cette cour, il y a aussi un petit temple de Thouthmosis III qui se compose de 3 chapelles. Une imposante colonnade nous permet d'accéder enfin à la superbe cour d'Aménophis III entourée sur 3 côtés d'une double file de colonnes papyriformes.

 

 

Cette cour donne accès à une première puis une deuxième salle hypostyle, appelée vestibule qui mène à la salle des offrandes, puis dans la salle du sanctuaire de la barque sacrée d'Amon à Karnak. Une dernière salle, le « Saint des Saints », termine le temple avec des représentations de divinités.

 

 

C'est avec la visite de ce temple que notre séjour à Louxor s'achève. Mais, notre voyage continue !

 


 

7ème Jour.

 

Départ ce matin au lever du soleil pour Abydos.

Après plus de 4 heures de route, environ 150 ralentisseurs (chiffre donné par Mourad), la traversée de deux villages:

  • Qena

 

 

  • et Sohag,

 

 

nous arrivons enfin à Abydos, la ville sainte consacrée à Osiris (le Dieu des morts).

 

 

Les origines d'Abydos remontent à la 1ère dynastie (3150 ans environ av. J.C.), dont les pharaons la choisirent pour leur lieu de sépulture. Très vite, elle devint une cité religieuse où les mystères de la mort et de la renaissance furent enseignés.

 

Au Moyen Empire, Abydos devint un grand centre de pèlerinage, où on se rendait en barque.

 

Une fois franchie l'entrée, la division du temple en sept parties apparaît très clairement. Deux salles hypostyles se succèdent, toutes deux percées de sept portes conduisant aux sept sanctuaires dédiés à Sethi 1er divinisé ; Ptah ; Rê-Horakhty, Amon, Osiris, Isis et Horus dans lesquels, après les fêtes, prennent place les barques sacrées. Dans toutes ces salles décorées par Séthi 1er, dont la plupart ont conservé leur plafond, nous sommes émerveillés par tous ces reliefs finement ciselés dans un calcaire très pur. Tous les personnages possèdent, dans leur attitude, une grâce respectueuse et déférente. Ici, l'art du relief atteint la perfection.

 

 

Alors que nous étions concentrés sur les reliefs des murs d'une chapelle commentés par Yvonne, nous avons eu le plaisir de rencontrer Marie-Françoise LEBEAU, la Présidente de l'Association « les Amis de Champollion » de Troyes. Cette rencontre a bien sûr été immortalisée.

 

 

A l'opposé, un corridor partant de la deuxième salle hypostyle, nous conduit dans une aile du temple où nous découvrons « les Annales de Séthi 1er », également appelées les « Tables d'Abydos ». Séthi 1er et son fils Ramses II apparaissent devant une liste qui recense les 76 pharaons qui ont régné sur l'Egypte.

 

 

A l'extérieur, et situé dans l'axe du temple de Séthi 1er, se trouve « l'Osiréion », qui n'est autre que le tombeau d'Osiris. Il possède, à ce titre, le plan type de toute sépulture égyptienne. Cet édifice est consitué de deux parties : la première, en surface, où l'on peut apercevoir des inscriptions relatives à Séthi 1er. La seconde, sous terre, proche des nappes phréatiques. 

 

Il nous est impossible d'y descendre, même si le niveau des eaux des égouts était assez bas.

 

 

Nous nous rendons ensuite dans un restaurant situé au milieu du village, avant de reprendre la route pour Louxor (cette fois-ci par le désert).

 


 

6ème Jour.

 

Cette journée sera consacrée à Karnak : le domaine d'AMON. Ce site gigantesque s'étend sur 123 hectares. Il comprend un vaste ensemble de temples et d'édifices religieux dont : l'enceinte du Dieu Faucon Montou au Nord, celle de la Déesse Mout, l'épouse d'Amon au Sud. Et bien sûr, le sanctuaire d'Amon-Ré, situé au centre, qui s'étend sur 30 hectares. Il est considéré comme le plus ancien temple de Thèbes.

 

La construction des temples de Karnak s'est prolongée sur 2000 ans, du Moyen Empire à la période ptolémaïque. Plus de 30 pharaons ont contribué à enrichir et embellir Karnak, en y ajoutant des chapelles, des pylônes, un lac sacré, et aussi les maisons, des annexes et des magasins, pour en faire le complexe le plus grandiose de l'antiquité.

 

On rentre dans le temple par le 1er pylône.

 

 

Cette entrée donne sur une vaste cour dans laquelle se trouvent : un reposoir de barques de Séthi II à gauche, le kiosque de Taharqa au centre et un temple de Ramses III à droite. Au fond, se dresse le 2ème pylône précédé de deux statues colossales de Ramses II.

 

 

On découvre alors la monumentale salle hypostyle qui mesure 102 mètres de large sur 53 mètres de profondeur, dans laquelle se dressent 134 colonnes de 23 mètres de hauteur. Les 12 colonnes centrales possèdent des chapiteaux papyriformes ouverts. Les 122 colonnes restantes sont moins élevées d'un tiers. Cette différence de hauteur est récupérée par des fenêtres à claustra qui laissaient filtrer la lumière.

 

 

Derrière, s'ouvre un vestibule étroit où se dresse un obélisque de Thoutmosis 1er.

 

 

Nous faisons un détour par le temple de Ptah situé à l'extérieur de l'enceinte.

 

 

Nous revenons ensuite vers le 4ème et le 5ème pylônes séparés par une cour dans laquelle la Reine Hatchepsout a installé une paire d'obélisques (aujourd'hui, un seul subsiste).

 

 

Le 6ème pylône date du règne de Thoutmosis III. Cette porte conduit à une salle servant de reposoir aux barques sacrées d'Amon, de Mout et de Khonsou.

 

 

Nous arrivons ensuite à la salle des fêtes,  "l'"Akh Menou" des Egyptiens, avant de pénétrer dans une salle hypostyle entourée de 32 piliers et pourvue, en son centre, de deux rangées de 10 colonnes. Les reliefs portent encore de belles traces de peinture. La célèbre Chambre des Ancêtres, exposée au Musée du Louvre, provient de cet endroit.

 

 

A l'extérieur du temple, nous longeons le lac sacré, avec à sa gauche le nilomètre, le temple de Taharqa, le sommet d'un obélisque d'Hatchepsout, et le célèbre scarabée d'Aménophis III : une superstition veut que faire plusieurs fois le tour assure aux femmes une maternité dans l'année.

 

Nous entrons ensuite dans la cour de la cachette, avant de franchir le 7ème pylône, qui correspond à un remaniement de l'époque de Thoutmosis III.

 

 

Nous atteignons ensuite le 8ème pylône qui date des règnes de Thoutmosis II et de son épouse Hatchepsout.

 

 

Enfin, nous arrivons aux 9ème et 10ème pylônes qui ferment le sanctuaire, avec, dans la dernière cour un édifice d'Aménophis II.

 

 

Nous nous dirigeons maintenant vers le temple de Khonsou, et le temple d'Opet consacré à la naissance d'Osiris, avant de nous heurter à la porte d'Evergète qui conduit au sanctuaire de Mout, fermé à la visite. Le gardien n'avait pas les clefs !

 

 

Nous terminons par le Musée en Plein air où ont été reconstruits quelques édifices :

 

  • La chapelle de Thoutmosis IV

  • La chapelle d'Aménophis 1er

  • La chapelle rouge d'Hatchepsout

  • Quelques statues de la déesse Sekmet

  • La Chapelle de Sésostris 1er.

 

 

Nous quittons Karnak pour aller nous restaurer à proximité du souk.

 

 

Puis, Mourad nous accompagne pour une ballade en felouque sur le Nil.

 


 

5ème Jour.

 

 

 

Départ matinal pour le village de Deir El-Medina.

 

Nous commençons par la visite du petit temple ptolémaïque construit sous Ptolémée IV Philopator et Ptolémée VI Philomator (III – II siècle av. J.C.) . Sa structure architecturale, très simple, comprend une salle hypostyle à deux colonnes et un vestibule décoré de scènes où Ptolémée IV adore diverses divinités.

 

Tout près du temple, se trouve le « Grand Puits » que les habitants du village avait creusé dans l'espoir de trouver de l'eau, en vain. Ce puits a donc servi de décharge. Bernard Bruyère, qui a consacré une partie de sa vie à Deir El-Medina, y a découvert pas moins de 5000 ostraca, qui ont permis de reconstituer dans le détail, non seulement la vie de cette communauté, mais aussi l'organisation des ouvriers de Pharaon.

 

Nous longeons ensuite le village fondé au tout début de la XVIIIème dynastie, à l'époque de Thoutmosis 1er. La zone habitée, qui couvrait une superficie d'environ deux hectares, renfermait à l'époque ramesside une population d'environ 400 personnes. Elle était entourée d'une muraille en briques crues et se répartissait en 70 habitations. Ouvriers, peintres, sculpteurs et carriers, chargés d'aménager les tombes royales, vivaient là, dans l'isolement le plus total avec leur famille.

 

 

 

Nous nous rendons ensuite dans la nécropole où les tombes des artisans et de leur famille étaient creusées à flanc de montagne, tout près de la zone habitée. Nous avons pu en visiter quelques-unes :

 

  • INHERKHAOU , Chef d'équipe sous Ramses III et IV,

  • AMENNAKHT ET KHAEMTER , tombe des jumeaux,

  • SENNEDJEM, Serviteur sous Sethi 1er et Ramses II,

  • PACHED, Serviteur à l'époque Ramesside.

 

 

 

Nous quittons Deir el-Medina pour nous diriger vers le Ramesseum, le temple funéraire de Ramses II (env.  1279 – 1213 av. J.C.).

 

Cet édifice devait être superbe. Hélas, il a terriblement souffert et, aujourd'hui, il présente un aspect assez anarchique. Néanmoins, ce complexe d'une superficie de 15 000 mètres carrés mérite que l'on s'y attarde. On peut encore voir sur la face interne du 1er pylône une représentation de la bataille de Qadesh. Dans la deuxième cour ne subsistent que quelques piliers contre lesquels sont adossés des colosses du roi dans l'attitude d'Osiris. On accède ensuite à la salle hypostyle. Sur les 48 colonnes initiales, seule 28 subsistent, servant de support à une partie des plafonds. A l'extérieur, se trouvent les magasins et entrepôts.

 

 

 

Départ ensuite pour la rive-est pour nous installer dans un hôtel avec une vue imprenable sur l'allée des sphinx et le temple de Louxor.

 

 

 

Mais, la journée n'est pas finie. Après un détour par l'Institut du Papyrus, nous nous rendons au Musée de Louxor qui présente une très belle collection, notamment :

 

  • les magnifiques statues de Thoutmosis III, d'Amenophis III, de Séthy 1er et de Rames III,

  • Les momies royales,

  • Les récentes découvertes archéologiques,

  • Un plan de la tombe Royale de Ramses IX,

  • Ainsi qu'une salle entièrement consacrée aux découvertes de la cour de la cachette du temple de Louxor.

 


 

4ème Jour.

 

 

Au programme de cette 4ème journée :

  • Le Temple de Ramses III, 2ème roi de la XXème Dynastie (env. 1186 à 1154 av. J.C.) à Medinet-Habou.

    Parmi tous les temples thébains, celui de Ramses III est le mieux conservé, malgré ses 7000 mètres carrés de surfaces décorées. Par sa structure et ses thèmes iconographiques, il s'apparente au Ramesseum (que nous visiterons demain), même s'il est loin d'en égaler l'élégance des formes et l'équilibre des volumes. Ce temple, appelé dans l'antiquité « Château d'Ousermaâtré », se caractérise par la présence, devant le 1er pylône, d'une tour construite suivant le schéma d'un « migdol » (tour fortifiée en Asie Mineure). Cette structure qui confère au temple l'aspect d'une forteresse permettait de surveiller la puissante muraille d'enceinte.

 

 

Après avoir franchi le premier Pylône, on pénètre dans la première cour qui est fermée au nord par le deuxième pylône dont la porte mène à la deuxième cour « la cour des fêtes » où des bas-reliefs décrivent la procession des barques sacrées. Des colonnes carrées de cette cour sont ornées de scènes d'offrandes du pharaon aux divinités. De la 1ère salle hypostyle, il ne reste que les bases des 24 colonnes qui soutenaient le plafond. En continuant vers l'ouest, on rentre dans la 2ème salle hypostyle, soutenue par huit colonnes. Suit une 3ème salle hypostyle, dont les chapelles latérales sont consacrées à différentes divinités.

 

 

 

A l'extérieur du temple, une scène de chasse aux taureaux sauvages dans les marécages est toujours visible sur l'un des murs.

 

 

  • Nous nous dirigeons ensuite vers la Vallée des Nobles, dans la nécropole de Cheikh abd el-Gourna qui renferme un certain nombre de tombes de dignitaires de la XVIIIème dynastie :

 

  • RAMOSE, Gouverneur et Vizir de Thèbes,

  • KHAEMHAT, Scribe royal et Inspecteur des greniers,

  • OUSERHAT, Scribe royal et responsable des pains (25 sortes),

  • NAKHT, Scribe et Astronome,

  • MENNA, Scribe du cadastre du Maître du double pays.

 

  • Nous terminons la journée par la Vallée des Rois, la nécropole des pharaons du Nouvel Empire :

    - Tombe de Sethi 1er (2ème pharaon de la XIXème dynastie).

  • Ainsi que les tombes des rois de la XXème dynastie :

    - Ramses VI (5ème pharaon),

    - Ramses III (2ème pharaon),

    - Ramses IX (8ème pharaon),

    - Ramses IV (3ème pharaon).

 

 

 

Avant de quitter l'hôtel El Mesala pour nous rendre sur la rive Est du Nil, nous sommes conviés ce soir à un spectacle musical bien sympathique, avec la présence d'un Derviche-Tourneur.

 


 

3ème Jour.

 

Nous voici donc arrivés à Louxor où nous allons rester quelques jours. Après le départ hier soir au Caire de Rami, c'est désormais Mourad qui va nous accompagner, pour notre plus grand plaisir.

 

 

 

Nous commençons la journée par la visite du Temple funéraire de Séthi 1er, 2ème roi de la XIXème dynastie (env. 1294 – 1279 av. J.C), le père de Ramses II. Cet édifice est assez endommagé, seul le cœur du temple a résisté aux épreuves du temps. Ce temple dit « de million d'années », dédié à Amon-Rê, était destiné aux cérémonies pratiquées pour la survie du roi dans l'au-delà. Séthi 1er fit construire cet édifice pour son père Ramses 1er, ainsi que pour lui-même, mais ne put l'achever. C'est son fils Ramses II qui le termina et le décora.

 

Depuis le grand portail du premier pylône, une allée bordée de sphinx et de statues, traversait primitivement les cours jusqu'à la grande salle hypostyle, entourée de chapelles ornées de scènes religieuses, vestibule et « saint des saints ».

 

 

 

Nous faisons ensuite un arrêt à l'atelier de fabrication d'objets en albâtre pour quelques achats,

 

 

 

Puis, nous nous dirigeons vers les colosses de Memnon. Ces deux énormes statues précédaient le premier pylône du temple funéraire d'Aménophis III, 9ème roi de la XVIIIème dynastie (env. 1390 – 1352 av. J.C.). De cet édifice grandiose, il ne reste que quelques pierres éparses. Des campagnes de fouilles sont régulièrement organisées par une mission dirigée par l'égyptologue arménienne Hourig Sourouzian.

 

Après un rapide déjeûner, nous nous dirigeons ensuite vers la Vallée des Reines où furent inhumés les princes et princesses de sang royale, ainsi que les personnes qui vivaient à la cour. Durant la XXème dynastie, Ramses III fit préparer dans cette vallée les tombes de certains de ces fils , dont celles que nous avons pu visiter :

 

  • Amon-her-khepeshef,

  • Khaemouaset, son fils aîné.

 

Ainsi que celle de Tyti, l'épouse royale (probable) de Ramses X.

 

Puis, nous terminons par l'une des plus belles d'Egypte : celle de Nefertari, la grande épouse royale de Ramses II.

 

 


 

2ème Jour.

 

Nous allons consacrer cette dernière journée au Caire à la nécropole de Saqqarah, l'ancienne Memphis.

 

Nous commençons par la visite de la pyramide d'Ounas, située à proximité de celle de Djoser.

 

Un premier arrêt s'impose devant ce qu'il reste du temple de la vallée du complexe funéraire d'Ounas situé à la lisière du désert. Ce temple était le point de passage obligatoire d'accueil et de purification du défunt vers son tombeau.

 

Nous empruntons ensuite la chaussée montante d'une longueur de 700 m qui conduit au temple funéraire édifié sur la face orientale de la pyramide : c'est ici que l'on rend un culte aux statues royales et que l'on dépose des offrances nécessaires à la survie du souverain. Enfin, se dresse la pyramide d'Ounas, le dernier souverain de la Vème dynastie (2375 – 2345 av. J.C.).

 

De l'extérieur, cette pyramide n'offre pas d'intérêt particulier car elle est partiellement écroulée. Par contre, la visite des salles permet de découvrir, dans l'antichambre et dans la salle du sarcophage, les premiers textes des pyramides gravés sur les parois des murs. Ces textes magnifiques sont partout. Ils consistent en une série de formules, indépendantes et diversifiées, visant à garantir le passage de l'âme (ou ba) du défunt vers l'au-delà et lui assurer l'immortalité. Regroupées en chapitres et disposées en longues colonnes serrées, ces incantations magiques sont rehaussées, en gage de renaissance, de peinture verte et bleue.

 

Nous sommes absolument émerveillés !

 

Mais, il faut maintenant quitter à regret Ounas, afin de poursuivre la visite de la nécropole et des nombreuses tombes et mastabas présents sur ce site immense, dont voici la liste :

 

  • MAYA, Trésorier sous le règne d'Horemheb (XVIIIème dynastie),

  • TIA, Trésorier et architecte sous le règne de Ramses II (XIXème dynastie,

  • HOREMHEB, Général en chef des Armées, devenue pharaon à la fin de la XVIIIème dynastie,

  • PAY et RAIA, Superviseurs sous le règne de Toutankhamon,

  • MERYNEITH, Steward au temple de Memphis durant les règnes d'Akhenathon et de Toutankhamon (XVIIIème dynastie).

  • PTAHEMWIA, Maître d'Hôtel sous le règne d'Akhenathon.

 

 

 

Nous allons remonter le temps et nous diriger vers le complexe funéraire de Djoser, 2ème roi de la IIIème dynastie (env. 2668 – 2649 av. J.C.). Imhotep, l'architecte du roi, conçoit une pyramide à degrés autour de laquelle s'organisent les éléments nécessaires au passage de l'âme dans l'au-delà : cours, salles, chapelles dédiées au culte, entrepôts de statues et d'offrandes, bâtiments cérémoniels.... Ici, tout a été créé pour que survive le roi. Jean-Philippe LAUER a consacré sa vie à la fouille et à l'analyse des structures qui composent ce vaste ensemble.

 

Nous poursuivrons la visite après un déjeuner bien mérité dans un restaurant situé à proximité dans une magnifique Palmeraie.

 

 

 

Retour à Saqqara afin de continuer notre parcours dans la nécrople par la visite de ces quatre tombes de l'Ancien Empire :

 

 

 

  • MEHOU, Vizir et Chef de la Justice sous le règne de Pépi (VIème dynastie),

  • IROUKAPTAH  et NEFERHERENPTAH , famille de bouchers du palais.

  • NIANKHKHNUM et KHNOUMHOTEP, Mastaba dit « des 2 frères », Superviseurs des manucures du Palais de Djoser (IIIème dynastie),

  • PTAHHOTEP et AKHETHOTEP (père et fils), Vizirs et Chefs de la justice (Vème dynastie).

 

 

 

Avant de quitter Saqqara, nous nous arrêtons au Musée d'Imhotep.

 

Ce Musée, voulu par J. Philippe LAUER, a été inauguré en Avril 2006, après plus de 10 ans de travaux.

 

Une salle porte d'ailleurs son nom en hommage à l'oeuvre qu'il a réalisé durant tant d'années et où son exposés ses livres, ses découvertes et quelques objets personnels : son appareil photos et son chapeau.

 

La 2ème salle regroupe des objets de la vie quotidienne : vaisselle en pierre et en albâtre, ainsi que des statues en bois.

 

Une autre salle accueille de vraies tombes et momies découvertes dans la région.

 

Il est temps maintenant de rentrer au Caire afin de nous rendre à l'aéroport. Mais, avant de prendre l'avion pour Louxor, nous faisons un arrêt dans un restaurant à proximité où nous avons l'immense joie de revoir Magued, notre guide du précédent voyage de 2015, venu tout spécialement nous rendre visite.

 

 

 

Voici un petit aperçu de la circulation au Caire où on peut croiser aussi bien des moutons, des ânes.....

 

 

 


1er jour en Egypte

 

Nous voici de retour en Egypte pour un nouveau circuit de découvertes.

 

C'est avec un immense plaisir que nous avons retrouvé Mourad (Directeur de l'agence locale) hier soir à notre arrivée au Caire, qui nous a ensuite confié à notre guide Rami.

 

Allez ! On y va.... les pyramides nous attendent !!!
Allez ! On y va.... les pyramides nous attendent !!!

Dès le lendemain matin, nous partons pour le Plateau de Gizeh pour la visite de la nécropole et des pyramides des rois de la IVème dynastie ( env. - 2613 – 2498 av. J.C.) : Kheops, Khephren et Mykerinos.

 

Cette année, une belle surprise nous attend : la pyramide de Kheops est enfin ouverte à la visite. Aussi, sans hésitation, nous nous enfonçons à l'intérieur par la « grande galerie » (46 m de long sur 8,50 m de haut) qui nous conduit à la « chambre du roi », où repose un sarcophage monolithe dont le couvercle a depuis longtemps disparu. A ce jour, aucun égyptologue n'est en mesure d'affirmer que le roi a bien reposé dans cette chambre.

 

Le nombre important de visiteurs, ainsi qu'une chaleur étouffante nous obligent à nous diriger vers la sortie.

 

Nous continuons donc par la visite de l'immense nécropole qui abrite les sépultures de hauts fonctionnaires, ainsi que des personnes proches de la famille royale, dont voici la liste :

 

  • Khoufoukha, Vizir,

 

  • Meresankh III, Epouse du pharaon Khephren,

  • Neferteti, Gardien du secret,

  • Henoutsen, Epouse royale du pharaon Kheops,

  • Neferbauptah, Grand prêtre du pharaon Kheops et de 4 pharaons de la Vème dynastie

  • Heteperes, mère du pharaon Kheops.

 

Puis, avant de quitter Gizeh, nous allons rendre visite au gardien de la nécropole : le Sphinx, majestueux, qui a été érigé entre 2500 et 2600 av. J.C.

 

Après un rapide déjeûner, nous nous dirigeons ensuite vers le site de Dashour à la découverte des deux pyramides de Snéfrou, père de Khéops :

 

  • la pyramide romboïdale (la plus ancienne),

  • la pyramide rouge, érigée après la première.

 

Hélas, en raison de l'heure tardive, cette dernière était fermée à la visite.