Conférences


 

L’association KEMET vous propose, tout au long de l’année, des rencontres avec de grands égyptologues qui viennent vous parler de la civilisation égyptienne ou de l’avancée de leurs recherches. Séance de questions-réponses et de dédicaces à la fin de chaque conférence.

 

 Nos prochaines conférences


Mercredi 25 Avril 2018

La Femme en Egypte ancienne.

Par Yvonne BONNAMY

 

La femme égyptienne représente une exception dans la société des pays du monde antique méditerranéen. Certes, son idéal est dans le libre mariage et dans la maternité mais la femme égyptienne conserve une grande liberté d'expression, une capacité juridique entière, une surprenante indépendance financière et la gestion des biens communs et de ses biens propres. Cependant, contrairement à ce que crurent les Grecs, offusqués de voir les femmes jouir d'un tel statut, il ne s'agissait aucunement d'un matriarcat. Les membres du couple se partagent les responsabilités naturelles. Sans vouloir verser dans l'idéalisme, on  peut constater qu'au cours de l'enchainement millénaire des générations, jusqu'à la domination grecque, la femme de tout statut social a été investie de prérogatives égales sinon identiques à celles de l'homme faisant à la mère, à l'épouse ou à la fille une égalité de statut avec le père, le mari ou le fils dans la logique des différences.

 

Pratique : Conférence Yvonne BONNAMY :  – à St Martin – Mercredi 25 Avril à 15 H   – Entrée : 10 €  ─ 5 € pour les membres, les étudiants et les demandeurs d’emploi.

 

 

Vendredi 18 Mai 2018

Les Caractères : quelques portraits satiriques au temps des Ramsès

Par Bernard Mathieu

 

Un véritable genre littéraire égyptien, qui n'a pas été mis en évidence jusqu'ici, s'est développé au Nouvel Empire, sous l'ère des Ramsès (1292-1070 av. J.C.), et plus précisément durant la XXème dynastie, au sein de la petite communauté des artisans du célèbre village de Deir el-Médina. On peut le nommer, par référence aux oeuvres classiques du philosophe grec Théophraste ou de La Bruyère : les "Caractères". Il est vrai que cette période précise de l'histoire pharaonique, qui connut quelques scandales retentissants, était propice à l'éclosion de ce type de littérature satirique. Chacun de ces textes, que l'on connait en général par des ostracas (tessons de poterie ou éclats de calcaire), se présente sous la forme d'une lettre fictive, où le destinataire se voit reprocher, en général non sans humour, sa conduite particulièrement répréhensible. Parmi les vices ainsi stigmatisés : égoïsme, prétention, incompétence.

 

 

 Vendredi 1er Juin 2018

Les Portes du Ciel

Par Yvonne BONNAMY

 

Vendredi 23 Novembre 2018

Aspects Connus et Méconnus de Seth, Dieu de la Confusion Nécessaire

Par Christian CANNUYER

 

Vendredi 1er Février 2019

Visites en Photos de Karnak

Par Gérard REVEILLAC

 

Vendredi 15 Mars 2019

Les Chapelles Osiriennes dans le secteur Nord de Karnak (travaux récents)

Par Laurent COULON

 

Vendredi 5 Avril 2019

Les "Lits Clos" de Deir el Médinah

Par Jean-Pierre PATZNICK

 

 



Archives :

Vendredi 16 Mars 2018

 

Le Moyen Empire au Musée du Louvre

 

Par Guillemette ANDREU-LANOË :

Directrice honoraire du département des Antiquités égyptiennes du musée du Louvre

 

Considéré par de nombreux historiens comme un âge d’or devenu mythique pour le pays des Pharaons, le Moyen Empire est particulièrement bien représenté dans les collections du musée du Louvre. Grâce aux partages de fouilles accordés par le gouvernement égyptien, les salles du Louvre exposent des chefs d’œuvre des règnes des Amenemhat et des Sésostris et racontent les exploits des archéologues français qui surent fouiller en Haute-Égypte des sites aussi prestigieux que Assiout, Abydos, Tôd, Médamoud, Karnak et, plus au Sud, Mirgissa en Nubie soudanaise.

Vendredi 2 Février 2018

 

Nouvelles découvertes à Tell Dibgou

Par Philippe BRISSAUD et Christelle DESBORDES

 

Les découvertes réalisées cette année ont permis de conforter le statut de la cité pharaonique de Dibgou. Son ampleur, sa longévité, la densité de ses quartiers urbains, la qualité du matériel qu’elle nous a laissé nous invitent à imaginer son dynamisme de la Basse Epoque à l’époque byzantine.

 

Nous ignorons toujours le nom que portait la ville à cette époque, mais l’importance désormais établie de ses vestiges rend indispensable la présence d’un temple quelque part en son sein. 

 

Au centre du tell, après être descendus à près de sept mètres sous la surface du sol, après avoir rencontré une succession de niveaux d’occupation médiévaux et byzantins, nous avons atteint au cours des derniers jours de la campagne les niveaux pharaoniques que nous recherchions tant. A l’endroit supposé du temple de la ville, nous avons mis au jour un épais mur en briques crues qui, d’après son aspect, pourrait être un mur d’enceinte daté de l’époque grecque. Il s’agit là d’une étape majeure dans le déroulement de nos recherches et un indice supplémentaire de la présence d’un temple dans le secteur. Les temples pharaoniques étaient en effet habituellement protégés du monde extérieur par une enceinte. Nos connaissances sur la cité pharaonique ont donc encore bien progressé et nous approchons à grands pas de notre objectif : comprendre l’organisation de cette cité ancienne, les différentes phases de son développement, et faire resurgir ainsi de l’oubli sa longue et riche histoire.

 

 

Vendredi 24 Novembre 2017 à 20 H à la salle St Martin :

 

La Tombe de Séthi Ier

 

Par Yvonne BONNAMY

 

La tombe de Sethi Ier, le père de Ramsès II est la plus grande et sans doute la plus belle de la Vallée des Rois. Elle comprend environ 500m² de surface décorée.

 

Souverain énergique, redoutable chef de guerre, Sethy Ier possédait un goût artistique très sûr car les monuments qu’il a laissés figurent parmi les plus beaux et les plus finement réalisés de l’Egypte ancienne Les reliefs sont taillés en champlevé, c’est-à-dire en détachant la pierre à l’extérieur des contours des figures avant d’être polis et colorés. Que ce soit dans ses châteaux de millions d’années de Gourna et d’Abydos ou dans sa tombe de la Vallée des Rois, les monuments de ce roi comptent parmi les plus grands chefs d’œuvre de toute l’Egypte.

 

Découvert en 1817 par Belzoni, ce précieux monument a malheureusement souffert, dès son ouverture, d’estampages effectués sans précaution et de manière répétée au 19e s avant que de nouvelles dégradations, causées par l’humidité dégagée par la respiration et la transpiration des foules de visiteurs n’entrainent sa fermeture à la visite.

 

Nous vous invitons néanmoins à une visite en image de ce magnifique monument dont les superbes peintures murales nous permettront de mieux connaitre la vision de l’au-delà qui est au cœur de la civilisation égyptienne.

 

 

 

Samedi 22 Octobre 2017

de 9 H à 17 H 30

au Centre de Communication :

 

 

1er Colloque organisé par l'Association Kemet

 

 

 

 

"Les outils et la Technologie Pharaonique" Par Jean KUZNIAR, Auteur du livre "La Pyramide de Khéops", une solution de construction inédite, préfacé par Bernard MATHIEU.

 

"Ouadi el-Jarf", Les Papyrus de la mer rouge et les ouvriers de Khéops, par Pierre TALLET, Egyptologue, Université de la Sorbonne.

 

"Les Chantiers des Pyramides de Giza ou la Logistique au Service de la Démesure" (en 2 parties), par Jean-Pierre PATZNICK, Egyptologue, Université de la Sorbonne.

 

Vendredi 2 Juin 2017 à 20 H à Jean Moulin :

 

La vie quotidienne à travers les stèles de particuliers

 

 Par Jacques POIRSON

 

    La vie quotidienne des Egyptiens et de leur famille se retrouve, d’une façon qui peut paraître paradoxale, dans un grand nombre de stèles funéraires de particuliers. La vie familiale, les coutumes sociales et les pratiques professionnelles sont illustrées et se révèlent au travers de ces stèles. Il n’est pas nécessaire de se plonger dans les arcanes de l’écriture hiéroglyphique pour comprendre le sens profond de ces stèles qui nous présentent la vie de tout un peuple.

 

 

Mercredi 17 Mai 2017 à 20 H à la salle St Martin :

 

Les animaux fabuleux en Egypte ancienne

Par Pascal VERNUS

 

Agrégé de Lettres classiques

Docteur d’Etat et Directeur d’études en linguistique égyptienne et en philologie à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes à la Sorbonne

 

Depuis 1976, pensionnaire de l’Institut Français d’Archéologie Orientale

 

Un de ses derniers ouvrages est le dictionnaire amoureux de l’Egypte pharaonique

 

Assurément, les Egyptiens devaient se garder d’une faune pas toujours inoffensive. L’animal qui évolue dans l’entourage immédiat et quotidien de l’Egyptien présente un double aspect : l’un inscrit dans un cadre familier et utilitaire, l’autre participant à un univers symbolique. L’animal est le signe terrestre immédiatement perceptible de l’action divine. Mais, l’esprit égyptien dépassa le cadre de la réalité et leur imaginaire foisonnant trouva un terrain d’expression idéal dans le domaine funéraire et le domaine magique permettant, en prenant appui sur la croyance en la valeur absolue des mots et des images, la création d’êtres hybrides créés au moyen d’éléments réels. L’imaginaire fait partie du quotidien et permet d’appréhender le danger des zones de territoire réputées difficiles comme le désert en le traduisant en images d’animaux composites mais dont chaque partie supporte l’expression d’une pensée ou d’une crainte..

 

Vendredi 17 Mars 2017 à 20 H à Jean Moulin :

 

L'Administration du Ramesseum sous  Ramses II

Les fonctionnaires au service d'un temple de Million d'années

 

Par Christian LEBLANC

 

Durant le long règne de Ramsès II, le Ramesseum rayonna sur tout l'occident de Thèbes. Ses activités, intimement associées à l'histoire du nome, en constituèrent une composante administrative, économique et religieuse non négligeable, comme ce fut plus tard le cas pour le temple de Ramsès III à Medinet Habou. Venant en complément des fouilles archéologiques effectuées dans son enceinte depuis deux décennies, l'étude des sources documentaires permet aujourd'hui de reconstituer, même si ce n'est encore que partiellement, les dispositifs mis en place par l'institution royale, pour garantir la bonne marche du «Château d'Ousermaâtrê Setepenrê». Dépositaire de richesses considérables qu'il fallait réceptionner, enregistrer, protéger, voire écouler lors de la célébration des rituels religieux mais aussi pour la rétribution du personnel au service de l'institution, ce temple était un véritable satellite économique du pouvoir central et une forteresse maintenue sous haute surveillance. Cette conférence a pour but de présenter un organigramme des fonctions et les hommes qui, suivant leur niveau de responsabilité, participèrent à la gestion aussi bien temporelle que religieuse de cette importante fondation royale.